Le samedi 20 octobre, un vingtaine de digitaliens investit La Capsule (lieu de vente et de dégustation, à Aubusson, des bières de La Brasserie du Plateau) où Zoe et Christian nous attendent pour nous expliquer comment ils fabriquent leurs différentes bières artisanales.

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Devant une grande cuve métallique, Zoé nous indique combien de litres d'eau et combien de kilos de céréales sont nécessaires pour préparer un "brassin", ce qui est la 1ère étape d'un procédé qui dure plusieurs semaines.

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Nous apprenons ainsi qu'il faut beaucoup de céréales et peu de houblon pour réaliser une bière. La 2nde étape est une longue fermentation et la dernière une période de repos en chambre froide (3 périodes pendant lesquelles le sucre va se transformer en alcool).

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Zoe nous explique que le froid ayant son importance dans le processus de réalisation d'une bonne bière, les meilleurs que nos lointains ancêtres réalisaient (avant l'arrivée du réfrigérateur) étaient celles qui avaient reposées pendant les frimas de l'hiver. 

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Après ces explications, durant lesquelles Zoe bénéficia de l'assistance technique de Christian pour faire face à nos questions parfois trés pointues, nous sortons du laboratoire de La Brasserie du Plateau et allons de l'autre côté de la cloison, dans la partie boutique/bar/salle de jeu d'échec/salle de dégustation... c'est à dire La Capsule

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Christian cède à notre gourmandise et nous fait goûter toutes les bières que nous souhaitons découvrir dans la collection des bières "1000" (au moins 12 bières artisanales différentes selon les saisons). Les amateurs font leurs emplettes et nous partons ensuite vers Beissat et La Roche Murat pour y pique-niquer sous un soleil radieux.

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Les victuailles mises en commun sont disposées sur 2 tables de camping et chacun vient picorer dans ce buffet et y prendre des forces pour la 2nde partie de la journée. De grands arbres apportent de l'ombre à ceux qui le souhaitent mais personne n'y fera la sieste car Sander arrive et nous invite à venir découvrir sa maison. 

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Comme il a été dit précédemment sur ce blog, La Digitale était déjà venue (en 2014) découvrir l'impressionnant chantier d'auto-construction de Sander et Marie-Jozee, à l'époque sa compagne.

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Aujourd'hui (en 2018), notre groupe se compose donc à la fois de personnes avides de voir les progrés réalisés en 4 ans et de personnes impatientes de découvrir de leurs propres yeux ce que les autres ont vanté du travail de Sander.

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Pour ceux qui sont déjà venus, la 1ère impression est mitigée. Certes, la charpente est désormais posée sur les murs, ce qui constitue en soi une belle prouesse, mais (du côté où nous sommes arrivés) elle est recouverte d'une assez hideuse bâche verte de sous-toiture qui fait, hélas, oublier cette prouesse !

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Heureusement, sur un côté et sur l'arrière de la maison, la sous-toiture verte a été recouverte d'épaisses ardoises auvergnates. D'élégantes gouttières en cuivre viennent finir la toiture et l'ensemble est du plus bel effet.

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Les explications de Sander permettent, tant à ceux qui sont venus en 2014 qu'à ceux qui la découvrent pour la 1ère fois aujourd'hui, de se projeter dans le futur et d'imaginer à quoi la reconstitution de cette maison médiévale va ressembler. Par exemple, le côté par lequel nous sommes arrivés sera généreusement doté de vitrages anciens que cerneront les énormes poutres (déjà en place).

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Une partie d'entre nous découvre également les 6000 m2 de jardin potager dont, habituellement, les légumes apportent des revenus à Sander. Des serres, installées à un autre endroit, complètent la production (rendue aléatoire en cette année de sécheresse pour pratiquement tous les petits maraîchers). 

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A quelques 200 mètres en contrebas, Sander montre sa douche d'été, couplée à un chauffe-eau à bois en extérieur. Il nous explique que l'hiver, lorsque les températures descendent trop bas, il arrête de s'en servir et se contente alors de faire chauffer une casserole d'eau sur la cuisinière de la maison pour avoir de quoi faire sa toilette.

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En descendant encore un peu, nous arrivons devant le bassin de recupération des eaux de la douche. Elles y sont nettoyées par les plantes qui y poussent et cette mare sert alors de piscine au propriétaire des lieux. D'ailleurs, comme si elle voulait nous prouver que l'eau est parfaitement propre, la chienne de Sander vient s'y désaltérer sous nos yeux.

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Nous descendons ensuite jusqu'au ruisseau. Là, Sander a installé un "belier", fait de 2 clapets anti-retour, qui permet de remonter l'eau jusqu'à la maison en utilisant comme énergie la seule force de l'eau. Non loin, se trouve sa micro-centrale hydroélectrique mais nous ne la verrons malheureusement pas fonctionner : le niveau de l'eau est désormais trop bas !

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Dans une clairière proche se trouve une maisonnette en paille de 3 mètres sur 4. Cette été, elle a servi de logement à Fleur, une stagiaire, qui a partagé son temps à aider Sander dans la production des légumes et à auto-construire de ses propres mains cette maisonnette en paille (la première de sa vie).

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Avant de nous séparer de Sander, nous lui proposons, sous la forme d'une boutade, de revenir dans 4 ans pour pendre la crémaillère de sa maison moyen-âgeuse reconstituée et de faire une grande fête médiévale à cette occasion... Sa réponse a été "Pourquoi pas " !

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Il nous suffit désormais d'attendre patiemment l'an 2022 ! Après tout, il ne lui reste "plus qu'à" finir la pose des ardoises, installer les portes, les fenêtres, la salle de bain, fabriquer des meubles médiévaux, etc..., etc... Toute blague mise à part, La Digitale tire très respectueusement son chapeau à Sander !

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Hennie (photos Gilles)