En avril 2015, suite à notre visite du centre de traitement des déchets de Noth, nous décidons de nous intéresser au traitement des eaux usées de nos habitations et aux nouvelles méthodes de phyto-épuration...

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Il nous aura fallut attendre mai 2019 pour que Marion Michaud, de la société Aquatiris, puisse venir nous expliquer ce que sont les eaux usées, pourquoi il faut les traiter, et quels sont les méthodes à mettre en place pour y parvenir ? Mais, d’abord, les eaux usées... c’est quoi ? 

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Ce sont (nous dit notre interlocutrice) les eaux graisseuses produites par la cuisine, les eaux "grises" provenant de la salle de bain et des lessives, ainsi que les eaux issues des toilettes... avec chasse d’eau. L’ensemble constitue les effluents domestiques, qu’il faut traiter pour en assurer la salubrité et, donc, pour protéger le milieu naturel.

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N’oublions pas (nous dit-elle encore) qu’avant d’assainir, il est très important de réduire la pollution "à la source" et d'utiliser des produits respectueux de l’environnement, mais également de limiter la quantité d’eau utilisée (comme moyen de transport de la production des toilettes) !

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Marion Michaud nous présente ensuite une étude sur les toilettes sèches du futur, modernes et collectives, et d’intérieur et il est assez stupéfiant de voir ce qu’il est possible de faire maintenant dans ce domaine.

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Les systèmes d’assainissement individuels, dits "non collectifs agréés", sont de 2 types : l’assainissement conventionnel et l’assainissement par phyto-épuration (ou filtres plantés).

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Le premier procédé, bien connu, comporte un pré-traitement (fosse septique ou toutes eaux) dans laquelle se décantent les matières solides, les eaux résiduelles étant dirigées vers le traitement, soit par le sol (épandage), soit vers un sol reconstitué (bac à sable).

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Inconvénients : dans la fosse, en milieu sans oxygène, les matières ne sont pas totalement dégradées et produisent des gaz malodorants, ainsi que des boues qu’il faut (tous les 4 à 10 ans) vidanger et évacuer vers des stations d’épuration, ce qui concentre donc la pollution sur les points de traitement des boues.

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Dans le second procédé, on supprime fosse et bac dégraisseur : le pré-traitement est effectué dans un filtre (en deux parties) planté de roseaux, à écoulement vertical, ou la dégradation des matières s’effectue en présence d’oxygène (pas de dégagement d’odeurs), ce qui produit du compost en surface, utilisable en jardin d’ornement (qu’il suffit d’enlever environ tous les dix ans).

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Les eaux, traitées par les bactéries, percolent au travers du filtre pour aboutir dans le second, horizontal celui-là, et végétalisé de plantes aquatiques ou se poursuit la dégradation lente des matières organiques en dissolution et l’absorption par les plantes des nitrates et des phosphates.

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Ce filtre se vide par trop plein, par l’exutoire qui peut être conçu dans un esprit paysager, vers un fossé, une mare, ou pour irriguer des massifs de plantes ornementales.

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A l’issue d’une longue présentation détaillée, notre interlocutrice a eu fort à faire pour répondre aux très nombreuses questions de la vingtaine de participants qui se sont rendus ensuite sur site à Saint-Victor en Marche pour visualiser une installation en service.

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En résumé, ce fut une information riche, instructive et convaincante sur une démarche d’assainissement écologique, alternative aux autres systèmes d’assainissement non collectifs. Pour de plus amples informations : www.aquatiris.fr ou... Marion Michaud au 06 86 81 18 48.

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Pierre