C'est sous un ciel d'un bleu radieux que 16 personnes courageuses (dont 8 volontaires digitaliens) se sont retrouvés le dimanche matin du 16 octobre sur le parking de la Maison de la Réserve Naturelle de l'Etang de Landes.

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Sous la conduite de Joëlle et Sébastien, 2 des agents de cette vaste Réserve Naturelle, nous découvrons la lande où notre belle équipe va modestement agir pour la sauvegarde de la biodiversité.

890Ils nous expliquent minutieusement ce que nous devons faire pour entretenir cette étendue de splendides bruyères et d'ajoncs (aussi piquants que des cactus) afin que les Busards Saint-Martin acceptent de venir s'y poser le soir pour y passer la nuit.

894Pour que les busards au repos puissent voir venir les éventuels prédateurs, notre mission consiste donc à couper les vigoureuses pousses de bouleaux et autres jeunes arbres qui pourraient leur en masquer l'arrivée et les mettre en danger.

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Nous travaillons d'arrache-pied, toujours dans la bonne humeur, et les tas de branchages coupés prennent rapidement du volume. Les boissons et viennoiseries de la pause-café nous sont gracieusement offertes par la Réserve (que nous tenons à remercier ici). 

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Tacitement, les uns choisissent d'affronter les perfides piquants des ajoncs en coupant les jeunes arbustes, tandis que les autres préfèrent arpenter la lande pour y rassembler les branchages.Tranquillement, chacun à son rythme !

911Le pique-nique "sorti du panier" favorise grandement la convivialité et les divers talents culinaires sont mis à l'honneur (citons notamment les gougères au fromage, le cake au chorizo et... la désormais célèbre boisson au miel que Gérard prépare - d'une année sur l'autre - spécialement pour ce "chantier nature").

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L'aprés-midi est consacré à notre récompense : Joëlle et Sébastien, sachant que nous ne sommes pas en période de nidification, nous invite tous à entrer dans une zone habituellement interdite au public (Sébastien nous apprend à cette occasion que le promeneur qui s'avise de braver cet interdit risque une amende de 450 €).

918Comme nous sommes juste en face du Grand Affut et dans le champ des jumelles des promeneurs, Sébastien préfère que nous partions un peu plus loin, histoire de ne pas attirer le public (ce qui, du coup, renforce notre sentiment d'être de sacrés privilégiés).

929Dans cette zone (habituellement) humide, nous rencontrons nos collègues défricheurs de landes, à savoir un petit troupeau de brebis limousines. Elles ont bêêêllement sculpté la lande et nous devons modestement admettre que nous ne sommes que des amateurs.

941Nous nous asseyons ensuite parmi les bruyères et Joëlle nous explique que, lorsque le jour décline sur la lande, les mâles Busards arrivent les premiers. Ils survolent alors longuement la zone choisie par eux comme dortoir et s'assurent qu'il n'y a pas de danger. Ce n'est qu'à la nuit tombante que les femelles arriveront enfin.

942Nous avons toutes et tous vécu une journée passionnante et, sans nous imposer la moindre souffrance physique, avons utilement donné quelques heures de notre temps pour la préservation d'une espèce animale protégée. Ce n'est, certes, pas grand chose mais... c'est le geste qui compte !

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